inSight Février 2009
 

Zoom sur Lotus Bakeries
Lotus Bakeries : Spécialiste des « spécialités authentiques » du secteur de la biscuiterie et des pâtisseries, Lotus Bakeries semble peu sensible aux turbulences financières. Son titre a terminé l’année 2008 sur une note positive, et l’entreprise s’est vue récompensée à ce titre par le prix du « Best BEL Small Performer ». inSight a interviewé Matthieu Boone, CEO du groupe, qui nous a accueillis avec plaisir.
Pouvez-vous nous rappeler l’historique et le positionnement de Lotus Bakeries sur le marché agro-alimentaire?
Matthieu Boone, CEO Lotus bakeries La société Lotus a été fondée en 1932 à Lembeke par la famille Boone. Son positionnement, dès l’origine, est celui d’un spécialiste de produits authentiques, Speculoos et pain d’épice à l’époque. La volonté de rester fidèle à ce positionnement, tout en étant consciente des risques qu’impliquait une telle stratégie mono-produit, a conduit la direction de l’entreprise, en 1974, à se rapprocher de Corona, une société de boulangerie-pâtisserie qui partageait cette même logique de la spécialisation – sur le segment des petits cakes-, et ainsi donner naissance au groupe Lotus Bakeries. Celui-ci s’est par la suite développé à l’international, puis par croissance externe, tout en conservant cette philosophie de spécialiste de marques à forte notoriété. Aujourd’hui, le groupe Lotus Bakeries est une entreprise d’envergure internationale, qui possède des sites de production en Belgique, aux Pays-Bas, en France, en Suède et au Canada, et des structures de distribution dans une douzaine de pays. Nous employons 1 228 personnes et avons réalisé, en 2007, un chiffre d’affaires de 224 millions d’euros.
Le groupe est coté sur Euronext Brussels depuis 1988. Quel bilan tirez-vous de cette déjà longue expérience boursière?
La décision d’introduire Lotus Bakeries en Bourse fut prise, à l’époque, pour faciliter la transmission du capital de l’entreprise. La cotation a eu un second effet bénéfique : en nous obligeant à plus de transparence dans la conduite de notre activité, elle induit un « challenge » permanent pour les équipes de direction et l’ensemble du groupe. Il me parait ainsi évident que notre management est plus efficace que si nous étions restés une société fermée.
Cette pression à la performance est effectivement visiblement payante, puisqu’elle s’est traduite, en 2008 notamment, par une évolution boursière positive. Comment expliquez-vous ce parcours boursier atypique?
Il tient en partie à notre secteur d’intervention, l’alimentation. Celui-ci est globalement moins touché que d’autres pans de l’industrie. Il s’explique également par notre positionnement sur ce marché, ce qui justifie d’ailleurs une fois de plus notre stratégie : les consommateurs, même en temps de crise, restent fidèles aux produits traditionnels auxquels ils conservent leur confiance. De ce fait, nous avons pu poursuivre notre croissance l’an dernier tout en maintenant notre profitabilité, ce que nos actionnaires ont visiblement apprécié. J’ajoute que notre actionnariat flottant (30% environ) est composé majoritairement de petits actionnaires qui investissent, un peu à l’image de notre société, pour le long terme. Il s’agit, là encore, d’un facteur qui a joué en faveur du titre.
Quels sont vos projets de développement sur 2009 ? La crise financière et économique a-t-elle ou aura-t-elle un impact sur votre activité?
Notre objectif est de continuer à investir afin de poursuivre notre expansion commerciale et de maintenir la croissance de nos cash-flow. Nous en avons parfaitement les moyens :Lotus Bakeries n’a jamais fait appel au marché, et dispose d’un ratio d’endettement parfaitement raisonnable (une fois le REBITDA).

Nous sommes donc sereins sur notre capacité à mener à bien cette stratégie, car nous avons toujours compté sur nos propres forces.

En savoir plus: www.lotusbakeries.com
Chiffres clefs
Secteur: Agroalimentaire
Chiffre d’affaires: 224 M€ (exercice 2007)
Capitalisation boursière: 196,7 M€ (sur la base d’un cours de 245 euros)
Place/Marché de cotation: Euronext Brussels/Compartiment C